Foire aux questions
Oui, il est généralement possible de travailler ailleurs pendant une grève ou un lock-out. Le conflit de travail suspend votre obligation de fournir votre prestation de travail à votre employeur, mais vous conservez votre statut de salarié protégé par le Code du travail.
Occuper un emploi temporaire peut vous permettre de réduire les conséquences financières d’un conflit de travail. Toutefois, si cet emploi vous empêche de participer aux activités de mobilisation prévues par votre syndicat, cela pourrait avoir une incidence sur votre admissibilité aux prestations de grève, selon les politiques en vigueur.
En cas de doute, votre représentante ou représentant syndical pourra vous informer des règles applicables à votre situation.
La fin d’une grève marque le retour au travail et l’aboutissement des négociations.
Lorsqu’une entente de principe est conclue, les membres sont généralement invités à voter afin de décider s’ils l’acceptent. Si elle est adoptée, la grève prend fin et les activités reprennent selon les modalités convenues entre le syndicat et l’employeur.
Une fois de retour au travail, les nouvelles dispositions de la convention collective s’appliquent conformément à l’entente négociée. La reprise des activités permet également aux membres, à l’employeur et au syndicat de tourner la page sur le conflit et de reprendre leurs relations de travail.
Un vote de grève est le processus par lequel les membres d’une unité de négociation décident démocratiquement s’ils souhaitent accorder un mandat de grève à leur syndicat.
Avant le vote, les membres sont informés de l’état des négociations, des principaux enjeux en litige et des raisons qui pourraient justifier le recours à la grève. Ils ont également l’occasion de poser leurs questions, d’échanger avec leur comité de négociation et de prendre une décision éclairée.
Chaque membre admissible peut ensuite exprimer son choix par scrutin. Si la majorité des membres appuie la proposition, un mandat de grève est accordé au syndicat. Celui-ci pourra être exercé au moment jugé opportun, si les négociations demeurent dans une impasse et que les conditions prévues par la loi sont réunies.
Un mandat de grève est une décision prise démocratiquement par les membres qui autorise leur syndicat à déclencher une grève, au besoin, dans le cadre des négociations d’une convention collective.
Il s’agit d’un moyen de renforcer le rapport de force à la table de négociation. Le simple fait qu’un mandat soit adopté ne signifie pas qu’une grève aura lieu. Bien souvent, les discussions se poursuivent et une entente est conclue avant même que le mandat soit exercé.
Si les négociations demeurent dans une impasse, le syndicat pourra alors utiliser ce mandat pour déclencher la grève, conformément aux conditions prévues par la loi.
Lorsqu’un mandat de grève est adopté démocratiquement, tous les membres visés sont appelés à le respecter. La force d’une grève repose sur la participation de l’ensemble des membres concernés.
C’est la mobilisation des membres qui démontre à l’employeur la solidarité du groupe et permet d’exercer un véritable rapport de force, augmentant ainsi les chances de parvenir à une entente satisfaisante.
Selon les politiques du syndicat, la participation à certaines activités, notamment le piquetage ou d’autres actions de mobilisation, peut également être une condition pour recevoir des prestations de grève.
Si vous avez des questions concernant vos droits, vos obligations ou votre situation pendant une grève, n’hésitez pas à communiquer avec votre représentante ou votre représentant syndical.
Les prestations de grève sont des sommes versées par le syndicat pour aider les membres à composer avec la perte de revenu pendant un conflit de travail. Elles témoignent de la solidarité entre les membres et permettent de soutenir celles et ceux qui exercent un moyen de pression légal.
Ces prestations sont généralement financées par les fonds de grève, eux-mêmes constitués grâce aux cotisations syndicales. Elles ne remplacent habituellement pas l’ensemble du salaire et leur montant dépend des règles et des politiques en vigueur.
Pour y avoir droit, les membres doivent habituellement respecter certaines conditions, comme participer aux activités de mobilisation ou de piquetage prévues par leur syndicat.
Les conditions d’admissibilité, le montant des prestations et les modalités de versement sont communiqués aux membres lorsqu’un mandat de grève est exercé ou qu’un lock-out est décrété.
Les travailleuses et les travailleurs visés par la grève ou le lock-out sont les premiers à participer aux activités de piquetage. Leur présence permet de démontrer leur solidarité et de rendre visible le moyen de pression exercé dans le cadre des négociations.
Selon les circonstances, d’autres personnes peuvent également venir témoigner de leur appui, notamment des membres d’autres unités syndicales, des proches, des représentants d’organisations alliées ou des citoyennes et citoyens solidaires. Participer à une ligne de piquetage, c’est bien plus qu’être présent sur un trottoir : c’est poser un geste concret de solidarité envers les travailleuses et les travailleurs qui défendent leurs droits.
Afin d’assurer la sécurité et le bon déroulement des activités, les horaires, les consignes et l’organisation du piquetage sont coordonnés par les personnes responsables sur place.
Une ligne de piquetage est un rassemblement organisé devant un lieu de travail pendant une grève ou un lock-out. Elle permet aux travailleuses et aux travailleurs de rendre leur moyen de pression visible, d’informer le public des raisons du conflit et de démontrer leur solidarité.
Le piquetage se déroule dans le respect des règles prévues par la loi. Les personnes responsables sur place veillent au bon déroulement des activités, transmettent les consignes aux membres et s’assurent que les actions demeurent pacifiques, respectueuses et qu’elles n’empêchent pas illégalement l’accès aux lieux de travail ou ne compromettent pas la sécurité des personnes.
Au-delà de son rôle concret, une ligne de piquetage est aussi un puissant symbole de solidarité. Elle rappelle que les membres sont unis dans la défense de leurs conditions de travail et qu’ils poursuivent un objectif commun : parvenir à une entente négociée.
Même lorsqu’une grève ou un lock-out est en cours, les négociations ne s’arrêtent pas. Le syndicat et l’employeur continuent de se rencontrer afin de trouver un terrain d’entente et de conclure une nouvelle convention collective.
Pendant toute la durée du conflit, plusieurs règles prévues par le Code du travail continuent de s’appliquer :
- Les deux parties doivent poursuivre les négociations de bonne foi
- La grève ou le lock-out ne peuvent avoir lieu que lorsque les conditions prévues par la loi sont réunies
- Les services essentiels doivent être maintenus lorsqu’ils sont requis pour assurer la protection du public
- L’employeur ne peut pas recourir à des briseuses ou briseurs de grève dans les situations où la loi l’interdit
L’objectif d’un conflit de travail n’est pas de prolonger les tensions, mais de créer les conditions nécessaires pour parvenir à une entente négociée qui respecte les intérêts des deux parties.
Un lock-out est un moyen de pression légal dont peut se prévaloir un employeur lorsque les négociations d’une convention collective sont dans une impasse. Contrairement à une grève, où ce sont les travailleuses et les travailleurs qui cessent volontairement le travail, le lock-out survient lorsque l’employeur suspend temporairement le travail en empêchant les salariés d’accéder à leur lieu de travail.
Pendant cette période, les travailleuses et les travailleurs ne peuvent généralement pas exercer leurs fonctions ni recevoir leur salaire. Les négociations, toutefois, se poursuivent. Comme dans le cas d’une grève, l’objectif demeure de parvenir à une entente négociée.
Au Québec, le recours au lock-out est strictement encadré par le Code du travail. Il ne peut être exercé qu’à certaines étapes du processus de négociation, lorsque les conditions prévues par la loi sont réunies. Tout comme le droit de grève, le droit au lock-out vise à maintenir un équilibre entre les parties afin de favoriser la négociation d’une convention collective.
La grève est un moyen de pression légal utilisé en dernier recours lorsque les négociations entre le syndicat et l’employeur sont dans une impasse et qu’il devient impossible d’en arriver à une entente satisfaisante. Elle constitue également un droit fondamental, reconnu par les tribunaux comme une composante essentielle de la liberté d’association.
Avant qu’une grève puisse être déclenchée, plusieurs conditions prévues par le Code du travail doivent être respectées. Les parties doivent notamment avoir négocié de bonne foi et les membres doivent généralement avoir adopté un mandat de grève par vote. La grève ne peut avoir lieu qu’une fois le droit de grève acquis, c’est-à-dire pendant la période prévue par la loi. En règle générale, une grève est interdite pendant la durée d’une convention collective.
Lorsqu’une grève est déclenchée, les travailleuses et les travailleurs cessent temporairement d’exécuter leur travail afin d’exercer une pression sur l’employeur. Les négociations, quant à elles, se poursuivent. L’objectif demeure toujours de parvenir à une entente négociée.
Une grève n’a pas pour objectif de prolonger un conflit de travail. Elle vise plutôt à rétablir un équilibre entre les parties afin de créer les conditions nécessaires à la conclusion d’une convention collective librement négociée.
Une briseuse ou un briseur de grève, communément appelé « scab », est une personne qui remplace illégalement des salariés en grève ou en lock-out afin de permettre à l’employeur de poursuivre ses activités. En privant le moyen de pression syndical d’une partie de son efficacité, le recours à des briseuses et briseurs de grève affaiblit le rapport de force nécessaire à une négociation équitable.
C’est pourquoi le Code du travail du Québec interdit, dans la plupart des cas, le recours à des travailleuses et travailleurs de remplacement pendant un conflit de travail. Cette protection contribue à maintenir un équilibre entre les parties et favorise la conclusion d’une entente négociée plutôt qu’imposée.
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