Communiqué de presse
Point de rupture au Camping Rivière-Ouelle : les employés en grève générale illimitée

2 June 2026

Les travailleuses et travailleurs du Camping Rivière- Ouelle, représentés par l’Union des employé·es de service (UES800), affiliée à la FTQ, ont déclenché une grève générale illimitée hier matin à 7 h.

Cette décision survient après plusieurs mois de tensions marquées par des congédiements contestés, des postes laissés vacants et des négociations qui n’ont pas permis de dégager d’entente entre les parties.

 

Des congédiements au cœur du conflit 

Le conflit trouve son origine dans une série d’événements qui ont profondément affecté le climat de travail au sein de l’organisation.

À la suite du dépôt de griefs par trois employé·es et le jour même de l’entrée en fonction d’un nouveau directeur général, deux employés comptant chacun plus de 35 années de service ont vu leur emploi prendre fin.

Le conseil d’administration soutient qu’il s’agissait de démissions. Une version que contestent les personnes concernées ainsi que le syndicat.

La présidente de l’unité syndicale, Nancy Gagné, a également perdu son emploi après s’être présentée sur les lieux de travail dans le cadre de ses fonctions syndicales afin de s’informer de la situation.

« Tout ce que je demande, c’est du respect et de la reconnaissance pour des membres qui ont donné des années à cette organisation. Aujourd’hui, ce respect est sérieusement remis en question », affirme Nancy Gagné.

Face à ces événements, les membres ont tenu une assemblée extraordinaire le 1er mai dernier. À cette occasion, ils ont accordé à 87 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

 

Une réduction des effectifs dénoncée

Le syndicat dénonce également la décision de l’employeur de ne pas remplacer plusieurs postes devenus vacants au cours des derniers mois.

Deux départs à la retraite n’ont pas été remplacés et certaines fonctions ont été abolies, notamment le poste de sécurité de nuit. Selon le syndicat, cette ressource contribuait à la surveillance du site, à la prévention des incidents ainsi qu’au soutien des opérations courantes.Alors qu’une équipe de treize personnes assumait auparavant ces responsabilités, les tâches seraient désormais réparties entre neuf employé·es.

« Nos membres ont vu leur charge de travail augmenter considérablement au fil des mois. Ils ont le sentiment de ne pas être entendus et de ne plus avoir les ressources nécessaires pour accomplir adéquatement leur travail », soutient Frédéric Morin, conseiller syndical à l’UES800.

 

Des négociations dans l’impasse

Six rencontres de négociation ont eu lieu jusqu’à présent entre les parties.

Selon le syndicat, plusieurs enjeux demeurent en litige, notamment la réintégration des personnes dont l’emploi a été perdu ainsi que le remplacement des postes vacants.

Aucune nouvelle séance de négociation n’a pour l’instant permis de rapprocher les positions.

 

Les campeurs pourront continuer d’accéder au site

Le syndicat affirme que les moyens de pression ne visent pas la clientèle du camping.

Les campeurs pourront continuer à accéder au terrain et à circuler librement sur le site. Toutefois, la réduction importante des effectifs pourrait entraîner des délais ou des perturbations dans certains services.

« Nous souhaitons que cette situation se règle rapidement. La porte demeure ouverte pour reprendre les discussions et trouver des solutions permettant de rétablir un climat de travail sain et respectueux pour l’ensemble des personnes concernées », conclut Frédéric Morin.