Bulletin aux membres
Journée mondiale de la justice sociale

20 February 2026

La Journée mondiale de la justice sociale nous permet de prendre un moment pour réaffirmer nos convictions et faire face, avec lucidité, aux leçons de la dernière année.

Une année où les contre-pouvoirs ont été fragilisés.
Où les syndicats ont été vilifiés.
Où des revendications légitimes ont été caricaturées, comme si demander du respect devenait excessif.
Où certaines voix auraient été plus “acceptables” si elles étaient restées basses, discrètes, presque dociles.

Mais au lieu de nous faire douter, ça nous a rappelé pourquoi on se lève chaque matin. Pourquoi on prend position et qu’on défend ce qui, trop souvent, semble aller de soi jusqu’au jour où ça disparaît.

La justice sociale, c’est une responsabilité. Envers nos membres, envers les règles que nous avons collectivement établies et envers la dignité des travailleuses et des travailleurs qui tiennent les écoles, les immeubles, les commerces, les industries et les services à bout de bras.

Même lorsque ça dérange.

L’histoire est claire à ce sujet. Les droits ne disparaissent pas toujours avec fracas. Ils s’usent. Lentement. À coups de petites concessions acceptées faute d’énergie, faute d’unité, faute de courage collectif.

Mais lorsque nous agissons ensemble, quelque chose se transforme.

Une voix isolée peut être ignoré, mais des voix réunies deviennent impossibles à balayer du revers de la main. Le poids collectif devient un véritable contre-poids, un équilibre essentiel dans toute démocratie qui se veut vivante et en santé.

Notre rôle n’est pas d’être unanimement appréciés.
Notre rôle c’est de défendre, de protéger et d’élever les standards, même lorsque cela exige de la ténacité.

Parce qu’à chaque fois qu’on exige une procédure juste, on protège tout le monde.
À chaque fois qu’on rappelle que les règles doivent être respectées, on limite l’arbitraire.
À chaque fois qu’on se tient debout ensemble, on affirme que les droits ne sont pas des privilèges temporaires, mais des acquis collectifs.

Aujourd’hui, nous réaffirmons notre engagement. Parce qu’une société juste ne se construit pas dans le silence poli, elle se construit dans le courage collectif. Dans la solidarité assumée et la conviction profonde que le “nous” demeure plus fort que le “je”. 

Et ça, ça ne relève pas de l’idéologie.
Ça relève du fondement même de la démocratie.

Merci à toutes et tous qui font vivre le “nous” chaque jour.

Aujourd’hui plus que jamais : solidarité.