Bulletin aux membres
Un nouveau protocole contre la violence dans nos écoles 

15 September 2025

Le 5 septembre dernier, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, a présenté un protocole qui sera déployé dans toutes les écoles du Québec pour mieux protéger le personnel face à la violence. Ce document propose une marche à suivre claire avant, pendant et après un événement violent : sécuriser les lieux, intervenir rapidement, accompagner les victimes et assurer un suivi systématique. 

Ce protocole est le fruit d’un long travail de concertation avec plusieurs organisations syndicales et partenaires scolaires, dont l’UES 800. Notre implication dans cette démarche visait un objectif simple mais essentiel : que plus aucun geste de violence envers le personnel scolaire ne soit toléré ni banalisé. 

Une avancée attendue, mais à surveiller de près 

Pour nos membres, ce nouveau cadre représente une avancée. Jusqu’ici, les réactions à des situations de violence variaient d’une école à l’autre, créant des inégalités inacceptables. Avec ce protocole, le gouvernement reconnaît enfin que la sécurité des travailleuses et travailleurs des écoles est une priorité collective, et non une responsabilité laissée au hasard. 

« La vraie différence se jouera dans l’application sur le terrain. Des guides et des protocoles, nous en avons vu. Ce qui comptera, ce sera la mise en œuvre concrète : la formation du personnel, la cohérence entre les établissements et le soutien réel aux victimes », partage Jonathan Côté, membre de l’unité syndicale C.S. Central Québec qui représentait l’UES 800 dans le cadre de la démarche de consultation. 

Changement de garde au ministère 

Quelques jours seulement après l’annonce, un remaniement ministériel a été confirmé. Sonia LeBel prend désormais la relève au ministère de l’Éducation. Nous espérons que ce changement de titulaire n’entraînera pas de recul. La sécurité de nos membres doit rester une priorité absolue, et nous serons vigilants pour que la mise en place de ce protocole ne reste pas lettre morte. 

À l’UES 800, nous saluons ce pas dans la bonne direction. Mais nous le répétons : il ne suffira pas d’avoir un document officiel. Nous resterons présents et mobilisés pour que ce protocole se traduise par des milieux de travail réellement plus sécuritaires pour l’ensemble du personnel scolaire.